Jouer de manière responsable

On compte des millions de joueurs à travers le monde. Si pour la plupart, il n’est question que d’un passe-temps amusant, d’autres sont sujets à des problèmes de jeu. Ces derniers peuvent par la suite développer une dépendance au jeu qui peut avoir des conséquences sur l’ensemble de la vie du joueur.

Jouer en ligne présente à la fois des avantages et des risques ; on peut aussi jouer pour différentes raisons. Parmi les principaux avantages, on peut noter :

  • Le côté amusant et divertissant
  • La possibilité de gagner de l’argent
  • La possibilité de s’y mettre sans effort
  • La diversité des jeux

Du côté des inconvénients, on peut mentionner :

  • Les potentielles pertes d’argent
  • L’absence de garantie de victoire systématique
  • Une possible désapprobation de l’entourage
  • Le caractère addictif du jeu

Jouer comporte à la fois des avantages et des inconvénients. Cet article abordera la question du jeu responsable, en abordant différents points tels que la dépendance au jeu, la ludomanie, les solutions aux problèmes de jeu et présentera quelques ressources qui seront utiles aux joueurs.

Comment définit-on une dépendance au jeu ?

L’addiction au jeu est répertoriée comme un trouble mental, au même titre que d’autres addictions comme la toxicomanie, la pyromanie ou la kleptomanie.

Une personne dépendante ne peut s’empêcher d’avoir un comportement particulier, même en ayant conscience des dangers que cela implique pour elle ou ses proches. Les personnes qui y sont sujettes peuvent présenter des symptômes à des degrés divers, de faible à avancé. Ci-dessous, vous trouverez les différents types d’addictions au jeu

Le joueur à problème

  • Le joueur à problème ne contrôle pas totalement son comportement, cependant il ne présente pas de trouble compulsif.
  • Toutefois, la pratique du jeu affecte la vie du joueur à problème.
  • Il est possible qu’il mente à ses proches au sujet de ses dépenses.
  • Le joueur prend progressivement conscience qu’il ne peut s’empêcher de jouer de plus en plus régulièrement.

Le joueur compulsif

  • Il s’agit d’une personne n’ayant pas prise sur son envie de jouer, maintenant devenue incontrôlable.
  • Il continue à jouer, indépendamment des conséquences.
  • Il cherche des opportunités de parier, alors qu’il sait qu’il ne pourrait pas se permettre de perdre.
  • On le nomme également « joueur pathologique ».

Le joueur chronique

  • C’est une personne qui présente des symptômes de jeu compulsif seulement sur une période donnée.
  • Elle peut sembler avoir le contrôle sur son problème.
  • Elle est également capable de passer plusieurs mois sans montrer le moindre signe de dépendance.

Son attitude de jeu compulsive n’est révélée que lors du jeu, qu’il ait lieu fréquemment ou non.

Signes visibles de dépendance

Il existe une liste des signes de dépendance utile pour déterminer si vous ou un proche faites l’objet d’une addiction au jeu.

Si au moins quatre d’entre eux se sont manifestés durant l’année en cours, il est fort probable qu’ils attestent d’une addiction. Ne les prenez cependant pas en compte si vous souffrez par ailleurs d’une pathologie mentale. L’Association Américaine de Psychiatrie répertorie les critères suivants :

  • Le besoin impérieux d’augmenter les mises pour ressentir une satisfaction similaire à celle des parties précédentes.
  • Devenir irritable ou nerveux lors des tentatives d’arrêt du jeu.
  • Avoir échoué plusieurs fois à arrêter de jouer.
  • Penser fréquemment au jeu (expériences passées ou futures, manières de gagner de l’argent par ce biais).
  • Jouer pour pallier à des sentiments tels que la déprime, l’angoisse, la culpabilité ou l’impuissance.
  • Continuer à jouer malgré les pertes d’argent pour tenter de « se refaire ».
  • Mentir pour dissimuler sa pratique du jeu ou ses conséquences.
  • Compromettre voire perdre ses proches, son travail ou d’autres opportunités à cause du jeu.
  • Devoir compter sur les autres pour résoudre ses problèmes d’argent liés au jeu.

Il est essentiel de rappeler que cette liste ne saurait définir à elle seule si vous avez ou non des problèmes d’addiction. Si elle met la lumière sur ceux-ci, elle ne substitue pas un diagnostic exact et précis effectué par un professionnel de santé, qu’il soit psychiatre ou thérapeute.

Un avis médical permettra d’écarter d’autres pathologies potentiellement à l’origine de la dépendance. Les individus qui y sont sujets possèdent généralement d’autres maladies sous-jacentes, à l’instar de la toxicomanie, la dépression et l’angoisse. Il est indispensable de recevoir un diagnostic approfondi afin de déterminer avec exactitude la cause de ces comportements.

Quelle est l’origine de la ludomanie ?

Le terme médical pour désigner la dépendance au jeu est ludomanie ou jeu pathologique. On ne saurait déterminer une origine précise et unique, de par la diversité de facteurs en jeu. Ils sont tant biologiques que psychologiques et sociaux, et sont liés aux comorbidités.

Par ailleurs, il faut tenir compte de l’état de santé mentale, de l’âge auquel on commence à jouer et de l’importance des premières victoires.

Facteurs biologiques

Les facteurs biologiques ont un rôle primordial dans le déclenchement de la ludomanie. Certaines caractéristiques de cette maladie ressemblent à celles d’autres addictions. D’ailleurs, l’Institut Illinois de Désintoxication (IIAR selon son acronyme anglais) a démontré sa similarité avec la toxicomanie. Les études ont également révélé que les joueurs dépendants présentaient plus de symptômes durant le sevrage que les toxicomanes.

Sur l’imagerie cérébrale, on constate que les réponses neuronales émises lors d’une victoire au jeu s’apparentent à celles observées chez un cocaïnomane lors de la consommation de cette substance.

La carence en molécules telles que la norépinéphrine (sécrétée en situation de stress ou d’excitation) ou la sérotonine (corrélée à notre degré de joie) est également responsable d’un comportement de jeu addictif. En outre, les joueurs pathologiques recourent aux jeux pour pallier à ces carences en augmentant la production desdites molécules.

Facteurs psychologiques

Les manières dont on se représente le jeux peuvent influer sur le développement d’une dépendance. Le « sophisme du joueur » (autrement dit perception erronée du jeu) en est l’exemple même.

Il correspond à une croyance erronée selon laquelle une série d’événements pourrait affecter l’issue d’autres qui lui sont en réalité indépendants. Ainsi, si un événement s’est produit à plusieurs reprises par le passé, on a tendance à croire qu’il se produira moins par la suite.

L’exemple le plus illustre de ce « sophisme » s’est déroulé en 1913, événement à partir duquel il est également désormais nommé le « sophisme de Monte Carlo ». Ce jour-là, à la roulette, la bille a atterri pas moins de 26 fois consécutives sur la couleur noire. Des joueurs ont perdu des sommes considérables en pariant selon le présupposé que cela se ne se reproduirait pas au lancé suivant.

Le sophisme du joueur incite d’autant plus les accros à chercher à se refaire la main, que ceux-ci sont constamment convaincus que leur chance est sur le point de tourner.

Parmi les facteurs psychologiques, on notera également des biais cognitifs. Ils s’illustrent entre autres par l’illusion de contrôle, le déni, la superstition et une confiance aveugle dans les événements à suivre.

Il a également été remarqué que les jeux dynamiques comme les machines à sous étaient plus à même de déclencher des comportements problématiques.

Facteurs sociaux

Des éléments extérieurs peuvent également jouer un rôle dans la ludomanie. Des problèmes au travail ou dans le foyer, associés à un niveau de stress élevé peuvent rapidement engendrer des problèmes de jeu, bien qu’ils n’en soient pas nécessairement la cause principale.

Le contexte social dans lequel vous évoluez peut vous exposer à des risques. À ce titre, l’addiction au jeu peut être « transmise » dans le cadre familial lorsque les enfants sont surexposés à des situations de jeu.

La ludomanie est aussi corrélée à la souffrance, la dépression, la solution, à des événements significatifs et au manque de soutien des proches.

Comorbidité

La comorbidité correspond à la présence de maladies parallèles et corrélées à une pathologie initiale.

Quelques éléments majeurs accroissent considérablement la probabilité de développer un comportement addictif, il s’agit de :

  • L’alcoolisme
  • La toxicomanie
  • Des troubles de la personnalité
  • Des troubles dépressifs
  • Des troubles anxieux

Si vous êtes sujet à l’un des troubles que nous venons de mentionner, vous aurez tendance, plus que d’autres, à développer une dépendance au jeu. Il est indispensable de consulter un professionnel de la santé afin d'établir un diagnostic exact et de déterminer la marche à suivre.

Les effets néfastes du jeu

L’implication dans des activités de jeu peut provoquer diverses répercussions négatives. Si certaines sont évidentes, d’autres sont un peu plus subtiles.

Budget

En pariant excessivement de l’argent réel, vous vous exposez à de grandes difficultés financières. Un joueur compulsif peut, en ce sens, accumuler les dettes à la vitesse de l’éclair. Dans les cas les plus extrêmes, son attitude pourrait le conduire à la faillite totale et le mettre en situation de pauvreté. La perte de biens en tout genre, voiture, voire domicile peut advenir. Ils peuvent s’associer à des problèmes juridiques, notamment lorsque le joueur à recours à des pratiques illégales comme le vol pour financer ses paris.

Santé mentale

Cet élément est sans conteste la conséquence la plus grave du jeu. En effet, le stress infligé par les problèmes de jeu se répercute considérablement sur votre santé mentale. Il peut conduire à la rupture, au licenciement et à une souffrance généralisée pouvant se convertir en dépression, voire mener au suicide. Des pathologies antérieures ou postérieures sont aussi à prendre en compte.

Famille et relations

Les proches d’une personne dépendante au jeu pâtissent également des conséquences de cette maladie. Elles vont bien au-delà de ce qui se passe lorsqu’ils assistent à un épisode de dépendance. En outre, les statistiques démontrent que les familles comportant un ludomaniaque sont plus susceptibles d’être le témoin de drames tels que les abus sur mineur ou les violences domestiques. Aussi, les enfants des malades pourraient devenir toxicomanes, dépressifs ou développer des troubles du comportement par la suite. 

Vie professionnelle

Les conséquences négatives du jeu peuvent s’étendre jusqu’à la sphère professionnelle. Le jeu peut diminuer la productivité et la motivation, et affecter vos activités de tous les jours. Ainsi, vous pourriez vous surprendre à rêver que vous êtes en train de jouer alors que vous êtes sur votre lieu de travail. Pire, vous pourriez vous faire semblant d’être malade afin de rester chez vous à jouer. Ces négligences pourraient pousser votre employeur à vous renvoyer, vous faisant perdre par là votre source de revenu.

La dépendance au jeu : un phénomène courant ?

Le jeu est l’un des moteurs de l’économie canadienne. Il constitue le segment le plus important de l’industrie du divertissement, générant la somme colossale de 16 milliards de dollars par an, chiffre en constante progression.

À l’échelle mondiale, on dénombre environ 1,6 milliard de joueurs actifs et on considère que plus de 4,2 milliards de personnes ont déjà joué dans leur vie. Pour ce qui est du Canada, il y a au moins 18,6 millions de joueurs actifs. Ce chiffre le place en 8e position des pays ayant des joueurs en ligne.

Selon les statistiques, 5 % de la population canadienne adulte souffre de problème de jeu dans les casinos terrestres. Ce pourcentage atteint 12 % lorsqu’il s’agit de casinos en ligne.

Au Canada, la pratique du jeu a considérablement augmenté avec l’arrivée des casinos virtuels, proposant des options de jeu en ligne. En plus d’être pratiques, ils comportent l’avantage d’être plus économique.

Les sommes dépensées en moyenne par personne lors de chaque visite sont les suivantes :

  • Jeux de carte, à l’instar du poker : 53 $CAN
  • Tables de jeux, à l’instar de la roulette : 50 $CAN
  • Machines à sous : 50 $CAN

On estime à 76 % la proportion de Canadiens qui participe à une forme de jeu, quelle qu'elle soit, soit presque 30 millions de citoyens. Parmi eux, plus de 12 % seraient ou ont été sujets à des problèmes de dépendance.

Comment surmonter sa dépendance au jeu ?

Si vous êtes conscient d’avoir un problème ou pensez que vous êtes susceptible de développer ce genre de trouble, sachez qu’il existe de nombreuses ressources à même de vous aider à surmonter votre addiction au jeu.

Pour y parvenir, il vous faudra demander l’aide d’un professionnel de la santé. Ce dernier vous proposera différents types de traitement. En effet, il n’existe pas un remède spécifique et il sera plutôt recommandé de combiner diverses méthodes à la fois.

Traitement médical

À l’heure actuelle, il n’y a pas de médicament spécialement dédié au traitement de la dépendance au jeu. En revanche, certains médicaments ont fait montre de résultats encourageants, de par leur capacité à réduire le besoin de jouer, tout comme la sensation d’adrénaline y étant associée.

Les traitements médicamenteux utilisés contre l’addiction au jeu sont similaires à ceux soignant d’autres pathologies, à l’instar des antidépresseurs et des antiépileptiques.

Thérapie et suivi psychologique

La psychothérapie constitue l’un des moyens les plus efficaces pour venir à bout de l’addiction au jeu. Un professionnel qualifié est à même de vous suivre et de vous proposer des sessions thérapeutiques, dont le taux de réussite est élevé. Beaucoup de personnes souffrent par ailleurs de maladies sous-jacentes diagnostiquées lors des séances, d’où l’intérêt de ce type de thérapie, qui permet souvent de mettre à jour des troubles inconnus jusqu’alors.

Groupe de soutien et activités de développement personnel

Les groupes de soutien peuvent être incroyablement efficaces dans la lutte contre l’addiction au jeu. Les Joueurs  Anonymes est un exemple de dispositif existant. Des individus de tout horizon répondent à l’appel avec un même objectif en tête. Cette méthode peut être utile pour obtenir des conseils et des idées provenant de personnes traversant les mêmes épreuves que vous. Les activités de développement personnel jouent aussi un rôle déterminant, car en fin de compte, il est question de changer votre propre vie.

L’Association Américaine de Psychiatrie met à votre disposition des recommandations pour lutter contre les envies subites de jouer :

  • Solliciter le soutien de vos proches ou rendez-vous aux Joueurs Anonymes.
  • Essayez de vous divertir avec d’autres activités et restez sociable.
  • Laissez passer une longue période avant d’envisager de rejouer afin que l’envie de jouer disparaisse d’elle-même.

Rappelez-vous des répercussions du jeu sur votre existence et pensez à ce qui pourrait advenir si vous jouiez à nouveau.

Comment aider quelqu’un à gérer sa dépendance ?

Beaucoup de gens peuvent jouer tranquillement sans que cela ne devienne un problème. Pour autant, certains individus sont susceptibles de développer une addiction au jeu, dont les conséquences peuvent être néfastes.

Si un être cher est en proie à la ludomanie, il est préférable d’identifier ce problème le plus tôt possible. De cette manière, il pourra bénéficier d’un traitement et donc guérir.

Il n’est pas simple de surmonter des problèmes de jeu. Mais grâce à l’intervention d’un professionnel qualifié et à un traitement approprié, beaucoup de joueurs ont pu y arriver et apprendre à mieux vivre avec leur maladie.

Indicateurs de problèmes liés au jeu

Avant tout, il vous faudra identifier chez cette personne les signes d’une potentielle addiction au jeu :

  • Elle se met à mentir au sujet de ses habitudes de jeu.
  • Elle joue de plus en plus et ne se rend pas compte des conséquences sur sa vie sociale.
  • Elle parle de la manière dont elle pourrait avoir des problèmes.
  • Elle emprunte ou vend ses biens pour financer ses paris.
  • Elle dédie toujours plus de temps au jeu.
  • Elle dépense de l’argent au jeu malgré ses dettes et ne peut subvenir à ses besoins de base.

Si vous remarquez l’un de ces signes, il est important d’intervenir. Votre proche est sûrement déjà en train de chercher de l’aide ou il est possible qu’il soit trop apeuré pour admettre totalement son problème. Il est indispensable d’adopter une approche rassurante et sans jugement.

De plus, il est essentiel de vous informer sur les attitudes à adopter ou à éviter avec un joueur compulsif :

  • Apporter son soutien est crucial
  • Assurez-vous de ne pas l’inciter à jouer
  • Participez au traitement de manière appropriée

Par exemple, ne proposez pas au joueur de vous acquitter de ses dettes, car cela pourra constituer une incitation. À la place, aidez-le à trouver des conseils financiers ou à se rapprocher d’une agence de recouvrement des dettes.

Intervention

S’il n’existe pas de méthode miracle pour convaincre quelqu’un de se faire aider, il est possible de l’inciter à le faire ainsi que de lui ouvrir les yeux sur l’étendue de son problème.

Une des méthodes possibles pour y arriver est l’intervention. Au cours de celle-ci, la famille et les amis proches du joueur lui exposent leurs préoccupations. Il est crucial de le faire d’une manière positive et bienveillante, le but n’étant pas que le joueur se sente attaqué ou ridiculisé. En outre, il doit sentir qu’il fait partie d’un groupe soudé dont les membres ont à cœur son bien-être.

Un proche du joueur peut mener l’intervention, mais il est également intéressant de recourir à l’aide d’un professionnel en la matière.

Comment empêcher le suicide d’un joueur à problème ?

Il existe un taux élevé de suicide chez les joueurs pathologiques. Cela est souvent lié à une maladie mentale préexistante à l’instar de la dépression ou de l’angoisse, qui vient exacerber ces problèmes.

Discuter de manière franche et rassurante sur les pensées suicidaires peut vous aider à déterminer si une personne a besoin d’être accompagnée ou non.

Si vous ou l’un de vos proches ressentez des envies de suicide, vous pouvez vous adresser à l’Association Canadienne pour la Prévention du Suicide au 1-833-456-4566 ou textez « Start » au 45645. Ce service est disponible 7j/7, 24h/24.

Solutions aux problèmes de jeu

Arrêter totalement de jouer n’est pas le seul défi que vous aurez à affronter. En effet, la majeure difficulté consiste à ne pas replonger.

Les jeux en ligne sont plus accessibles que jamais, augmentant par là même la tentation pour les ex-joueurs. Heureusement, il existe nombre d’alternatives au jeu et à ses pièges.

Que vous ayez ou non des problèmes de jeu, le tableau ci-dessous peut vous inspirer d’autres activités alternatives.

Alternatives to Gambling.
Raison de jouer Alternative au jeu
« C’est excitant et ça me provoque des pics d’adrénaline » Vous pouvez prendre part à des activités, sportives notamment, qui déclenchent le même type de sensation. On pense par exemple à l’escalade, au VTT, au karting, au rafting ou encore au parapente.
« Il y a une dimension sociale, le jeu permet d’interagir avec d’autres personnes » Il y a différentes manières de socialiser : à travers des consultations, l’inscription à des cours oratoires, participer à des activités de groupe, de lecture par exemple, faire des sorties entre amis ou avec votre famille, des nouvelles rencontres, s’engager…
« Cela me permet de m’évader, surtout après une longue journée de travail » Vous ne pourrez jamais échapper totalement à vos problèmes. En revanche, il est possible de mieux les affronter. Thérapie, entraide, méditation et exercice comptent parmi les manières saines de gérer le stress au quotidien.
« Ça m’évite de m’ennuyer et je me sens moins seul » Identifiez ce qui vous passionne : musique, art, sport, lecture, les possibilités sont nombreuses ! Rapprochez-vous des personnes partageant vos intérêts.
« Le jeu résout mes problèmes d’argent » Comme le dicton l’assure : la maison l’emporte toujours. Jouer est une question de hasard et la règle des probabilités ne vous permet pas de gagner à tous les coups. Si vous avez des dettes, sollicitez plutôt l’aide d’un professionnel de la gestion financière.

Ludomanie : Mythes et réalités

Beaucoup d’informations erronées circulent au sujet des addictions au jeu. Il est pourtant essentiel de savoir ce qu’il en est réellement pour guérir de ces troubles. Vous retrouverez ainsi une description des cinq principaux mythes qui y sont associés :

Mythe : le jeu ne pose problème qu’aux personnes ne pouvant pas assumer les pertes d’argent consécutives à une défaite.

Réalité : les problèmes financiers sont une conséquence logique et non moins désastreuse de la dépendance au jeu. La somme en jeu n’est pas forcément le premier facteur à analyser. En effet, il est possible de souffrir de problèmes d’addiction au jeu sans que cela implique des répercussions financières. Dans ce cas précis, elles seront plus d’ordre relationnel et professionnel.

Mythe : on ne peut pas parler de problèmes de jeu pour les personnes s’y adonnant de manière occasionnelle.

Réalité : il existe justement une catégorie de joueurs à problème se caractérisant par leur participation occasionnelle, que l’on nomme les « joueurs chroniques ». Dans leur cas, il est plus difficile d’identifier un comportement problématique en raison de la faible fréquence de jeu. Cependant, si lors de « crise », l’attitude du joueur dispose de caractéristiques communes à celles d’un joueur compulsif, alors il y a bel et bien un problème.

Mythe : les personnes responsables n’ont pas de problèmes de jeu.

Réalité : l’addiction au jeu peut arriver à n’importe qui. De plus, cette maladie conduit à une perte de contrôle, seulement en matière de jeu. Elle n’est pas donc synonyme d’une attitude générale irresponsable du joueur dans ses autres sphères d’existence, même si le jeu peut effectivement conduire à des prises de risques insensés.

Mythe : les enfants et adolescents ne peuvent pas être atteints de problèmes de jeu, puisqu’ils n’ont pas l’âge légal pour y participer. Ce trouble est l’apanage de personnes adultes.

Réalité : les jeunes dépensent des sommes considérables dans les jeux en ligne, en particulier dans ceux sur téléphones portables. Aussi, un joueur adulte peut indirectement inciter un membre mineur de sa famille à suivre sa voie.

Mythe : on peut résoudre les problèmes de jeu d’une personne en payant ses dettes ou en résolvant ses problèmes financiers.

Réalité : bien que cela soit difficile à croire, c’est souvent la pire chose à faire. Régler les dettes d’un joueur peut l’inciter à continuer à jouer, puisque cela le rassurera sur la possibilité de trouver de l’aide en cas de nouveaux problèmes financiers. Ainsi, il pourrait se remettre à parier avec des sommes encore plus importantes.

Ressources utiles aux joueurs

Il existe de nombreuses ressources utiles à ceux souhaitant en finir avec leur addiction au jeu. On soulignera cependant qu’une solution ne fonctionne pas forcément pour tout le monde. De même, il est conseillé de multiplier les méthodes de traitement.

Parmi les options s’offrant à vous, vous trouverez aussi bien les réunions de malades ou encore les séances thérapeutiques professionnelles animées par des médecins et thérapeutes. Par-delà vos besoins qu’ils soient immédiats ou si vous prévoyez un traitement à l’avenir, il existe plusieurs types d’aide. Ci-après quelques données précieuses dans votre combat face à l’addiction :

Riche de plusieurs décennies d’expérience, cette organisation possède des branches pour chaque type d’addiction, drogue et alcool compris. De par le monde, des gens se réunissent pour lutter ensemble contre leur maladie. La seule condition pour en être membre est l’arrêt des jeux. Un programme en douze étapes a été défini pour aider les joueurs à se soigner et surtout, à ne pas retomber dans leurs vieilles habitudes.

Cette initiative virtuelle permet d’aider les personnes sujettes à des problèmes de jeu. Le site présente de nombreuses données et informations sur le jeu. Une ligne directe est également mise à votre disposition, de même qu’une messagerie instantanée, au cas où vous auriez besoin de contacter un conseiller. Le dispositif est strictement confidentiel et ne requiert le partage d’aucune donnée personnelle pour être utilisé.

Située à Toronto, l’association appartient au programme de soutien provincial du Centre de Toxicomanie et de Santé Mentale (CAMH, selon son sigle anglais). Vous y trouverez des informations relatives aux problèmes de jeu afin d’augmenter vos connaissances sur l’addiction, et par là même, votre compréhension du phénomène.

Cette instance agit dans la défense des joueurs et de leurs proches. Le site de l’institution contient des informations liées aux problèmes de jeu, aux traitements à suivre et dispose d’un service de conseil dispensé par un personnel qualifié.

Dans chaque province canadienne, vous trouverez des centres d’aide spécifiques où parler de votre addiction au jeu. Ci-dessous la liste de ces institutions locales, joignables à tout moment :

Appelez le + 1-866-332-2322

Appelez le + 1-888-795-6111

Appelez le + 1-855-662-6605

Appelez le + 1-800-461-1234

Appelez le + 1-877-999-7589

Appelez le + 1-800-661-0844

Appelez le + 1-888-347-8888

Appelez le + 1-800-265-3333

Appelez le +1- 416-535-8501

Appelez le + 1-866-531-2600

Appelez le + 1-855-255-4255

Appelez le + 1-800-461-0140

Appelez le + 1-306-787-7239

Appelez le + 1-800-661-0408

JOUER DE MANIÈRE RESPONSABLE

Jouer de l’argent en ligne est très amusant à condition que vous gardiez à l’esprit qu’il est toujours possible de perdre et que vous adoptiez une attitude de jeu responsable. Si vous êtes inquiet au sujet de votre conduite de jeu, nous vous prions de vous faire aider sur BeGambleAware.org.